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La vie quotidienne au 18 ème siècle à Guiderkirch

De tout temps, les hommes ont laissé des messages, à leur examen, se mesure la dimension d'une civilisation. Quels sont les "messages" que nous ont laissés nos ancêtres les plus proches ? Ils sont de deux sortes. les vieilles pierres, calvaires, encadrements de portes, etc... les écrits, je n'ose dire littérature. Les vieilles pierres   Mais qu'en est-il des écrits en dehors des traités d'histoire? Il y a très peu de chose, presque rien, et pourtant grâce à Eugène Heiser, directeur d'école, je viens de découvrir un document émouvant. L'histoire est touchante par sa simplicité, elle pourrait presque commencer par "il était une fois" A Guiderkirch (près de Rimling) vivait un homme simple du nom de Jacques Koch. Père de 7 enfants, il était de ceux qui ressentaient le besoin de laisser un message et rédigea une chronique locale qu'il a tenue à jour de 1742 à 1766. Il remplit ainsi 130 feuillets qu'il prit bien soin de relier et pour q...
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Paul Grüninger a sauvé 3 600 juifs

Il a sauvé 3 600 réfugiés juifs de la Shoah en falsifiant des documents. Capitaine Paul Grüninger La Suisse l’a arrêté, a détruit sa carrière et l’a laissé mourir dans la pauvreté. Il ne l’a jamais regretté. Saint-Gall, Suisse. Août 1938. Le capitaine Paul Grüninger se tenait à la frontière suisse et regardait arriver des familles terrifiées en provenance d’Autriche. Elles venaient à pied, en charrettes, emportant ce qu’elles pouvaient — des enfants agrippés à leurs parents, des grands-parents âgés peinant à suivre. C’étaient des Juifs fuyant les persécutions nazies. Ils étaient désespérés. La Suisse était leur dernier espoir. Mais la Suisse venait de fermer la porte. Le 19 août 1938, le gouvernement suisse émit un ordre : plus aucun réfugié juif. Les frontières étaient scellées. Toute personne arrivant après cette date serait refoulée — renvoyée en Autriche, sous contrôle nazi, vers une mort presque certaine. Paul Grüninger était le commandant de police du canton de Saint-Gall. Son tr...

La vunérabilité génère une force

D’un naturel pudique, je n’aime pas parler de moi, mais j’ai besoin de   me confier   avec tout ce que j’ai vécu.  (1997)      Après le décès de mon épouse Monique le 15 août 2005, je me suis retrouvé seul à la maison après 39 ans de vie commune. Ce fut pour moi une très dure épreuve. Il m'arrive souvent d'avoir l'envie de la  revoir. J'ai envie de g oûter  à nouveau  à tout ce qui  a tissé les nombreux  moments communs de nos existences et particulièrement durant  nos voyages et nos séjours au bord de la mer et dans les montagnes, m ais  aussi da ns notre maison conçue ensemble.  Même si le mot "voir" concerne maintenant les yeux du coeur, ce sont les seuls qui voient vraiment bien.      Nos   trois enfants, auxquels nous avons essayé de donner des racines et des ailes ont quitté la maison pour mener leur vie. Par contre, ils sont restés très proches. Je n’avais jamais imaginé de vivre seul à...