Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du mai, 2019

Le calvaire d'une jeune fille déportée de Soucht à Rawensbruck

Pour avoir un témoignage vivant d’une déportée, nous avons rencontré Mme Marie-Justine  Fogel, née Jonas, originaire de Soucht, actuellement domiciliée à Bitche. Elle a été déportée à Rawensbruck avec sa sœur Anne et sa mère pour avoir caché ses frères qui ont déserté l’armée allemande. En tout, huit membres de sa famille ont  été déportés pour les mêmes causes: ne pas renier sa nationalité française, malgré l’occupation nazie de 1940 à 1945 de la Moselle. Les croquis clandestins que nous publions proviennent du livre “Rawensbruck, 150 000 femmes en enfer” de France Audoul, qui les a réalisés en cachette lors de sa déportation.
 “Ces témoignages sont une grande leçon du passé qui incitera tout un chacun à tout faire pour chasser le spectre de la guerre et attirer près d’eux l’Ange de la paix” Générale Paule Ely, déportée.



Germanisation et nazification
Les Alsaciens et les Mosellans, français à l’origine,  ont changé en un siècle plusieurs fois de nationalité malgré eux. Le 10  mai 1871, …

Les épreuves des jeunes "malgré-nous" réfractaires mosellans prisonniers des Américains à la libération en 1944

Quand les Américains ont libéré la Moselle, certains    jeunes gens évadés de l’Armée allemande  doivent se présenter à eux. Joseph François Gross de Rohrbach-lès-Bitche en faisait partie. Il nous relate   leur   humiliation dans le livre «Les Fléchards, Malgré-Nous et évadés» grâce à de nombreux témoignages. 
Beaucoup de Malgré-Nous mosellans, de retour du Front russe  se  sont cachés lors d’une permission.  Ils ont eu la mauvaise surprise de devenir prisonniers des Américains entre le 1er et le 17 décembre 1944. Ils sortent du camp de la Flèche le 15 mai et ne seront libérés que le 25 mai 1945.
Prisoner of War
 «Le gradé américain leur disait: Si vous avez accepté d’être incorporé, vous n’aviez  pas le droit de déserter!»   Il était inutile de lui expliquer ce qui serait arrivé à nos parents, si nous n’avions pas rejoint la caserne allemande. Pour  un Américain: un soldat ne déserte pas. L’ordre donné aux G.I. était: «Prisoner of War»(Prisonnier de guerre), car les Américains ne veulen…