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L’abbé François Goldschmitt, curé de Rech, a été un grand résistant

   A partir de 1941, de nombreux prisonniers  de guerre français, évadés des camps en Allemagne se présentaient en Moselle,  très souvent aux portes des presbytères. Ils y cherchaient une aide pour passer  clandestinement de la Moselle annexée pour gagner la Meurthe et Moselle, puis la France de l’intérieur. De plus des jeunes Mosellans ne voulant pas être incorporés de force ou ne pas participer au Service du Travail du Reich (R.A.D.) utilisaient les mêmes  filières. Plusieurs réseaux de passeurs s’étaient constitués avec des Lorrains courageux et désintéressés. Ils risquaient tous leur vie. La filière Sarralbe-Dieuze Sarralbe était devenu le relais d’un de ces réseaux, organisé secrètement avec le concours de l’abbé François Goldschmitt, curé de Dieuze et de sa soeur  Marie, occupant  le presbytère de Rech. Participaient également à ce réseau plusieurs autres prêtres comme le Père Joseph Haller, qui a remplacé  l’abbé Jean-Pierre Karp à Kerprich, ancien curé d’Ormersviller,  expulsé
Articles récents

Le retour des habitants dans le no man's land du Bitcherland il y a 75 ans

    La destruction de la rue de Hottviller à Weiskirch L’armée allemande a réalisé en novembre 1940 l’agrandissement du camp de Bitche. Pour cette raison,   elle a exproprié et expulsé dans le Saulnois et la région de Metz tous les habitants de 18 communes, environ 9 000 personnes.   Ainsi durant toute la guerre, entre Bitche et l’Allemagne c’était un véritable no man's land. Il servait de camp pour les grandes manoeuvres aux militaires allemands Ces villages ont été libérés les 16 et 17 mars 1945 par les Américains. La plupart étaient détruits à plus de 85 %. Le retour de la majorité s’est réalisé en 1946.   Le retour retardé des habitants Les premiers habitants, dont les maisons étaient habitables sont rentrés après le 8 mai   1945, et les autres ont dû attendre que les entreprises de travaux publics, rasent les maisons détruites avant de monter les baraques canadiennes. Afin d‘accélérer les retours, presque dans chaque village, le service de la reconstruction a   monté des bar

Joseph et Denis Schaff, Alphonse Vogel, tombés dans les griffes de la Gestapo

  « Il n’y a pas une région française ayant payé un si lourd tribut à sa patrie entre 1940-1945 et si cher à sa libération » René Cabroz, historien militaire, résistant et ancien de la Brigade Alsace-Lorraine. Joseph et Denis Schaff, deux frères et Alphonse Vogel leur beau-frère, des résistants mosellans qui sont tombés dans les griffes de la Gestapo et ont été envoyés dans les camps de concentration. Les Mosellans qui sous l’annexion de fait de 1940 à 1945 ont été emprisonnés et envoyés dans les camps de concentration ont tous   été très courageux pour défier l’occupant nazi, soit en cachant un malgré-nous ou   un évadé,  soit par des actes de malveillance . 5 812 ont été déportés, dont 2 960 ne sont plus rentrés. A partir du 12 octobre 1943 et jusqu’au 17 août 1944, près de 1 400 Mosellans dont 173 femmes ont été ainsi détenus.   Joseph et Denis Schaff, passeurs de   prisonniers français a été déportés à Dachau. Joseph Schaff Joseph Schaff , charron à Ormersviller, a été expulsé par

Le triste destin d'un FFI forcé à devenir un SS en 1943

 Alors que la Moselle est annexée de fait à partir de   juin   en 1940, 183 041   sur   302 732 reviennent de Charente et de la Vienne pour rejoindre leur village. Hélas 18 communes   du Bitcherland sont rattachées au camp militaire du camp de Bitche et ses habitants sont appelés à remplacer les Mosellans expulsés en novembre 1940 du Saulnois et de la région de Metz Le triste sort, réservé aux nombreux habitants du Bitcherland,   expulsés le 21 novembre 1940 après leur retour de Charente, les a complètement déstabilisés. De plus, quand on est obligé   d’aller habiter   dans une ferme, dont les   propriétaires ont été expulsés   quelques jours avant parce qu’ils sont   francophiles et germanophobes, c’est ahurissant pour ces habitants du Bitcherland. 21 familles originaires de Volmunster, Eschviller, Weiskirch, Schweyen et de Breidenbach sont ainsi expulsés et transplantés à Louvigny près de Metz.   La mésentente entre le père et le fils   Daniel Beck et Jean Beck, deux frères habitants