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Libération des expulsés du Bitcherland dans le Saulnois

 



En septembre 1940, les Allemands demandent aux réfugiés mosellans en Charente  de retourner chez eux. Hélas, arrivés à Sarrebourg, le voyage s’arrête pour les habitants de 18 communes du Bitcherland  qui feront partie du grand camp militaire de Bitche.   Certains rentrent malgré tout. En novembre 1940, les militaires décident de les expulser dans le Saulnois, où ils remplacent les habitants envoyés en France. 

La retraite des Allemands 


«A Manhoué, les Allemands ont installé plusieurs familles de Volmunster et d’Ormersviller, des familles allemandes et roumaines, des douaniers allemands. Des Polonais  aident les différentes familles dans la culture.» nous explique Germaine Fischer.

















"Le 1er septembre 1944, c’est la retraite des Allemands, des colonnes de militaires traversent Manhoué et s’invitent à manger chez l’habitant. «Les chevaux et les bicyclettes sont réquisitionnés. Les familles allemandes et roumaines ainsi que les douaniers quittent le village.» raconte René Meyer Les militaires reviennent occuper le village plusieurs jours après. Les combats commencent, des maisons brûlent. «Pendant toute cette période de combats, tous les habitants vivent dans la cave. Souvent on retrouve   plusieurs familles  dans la même, chacun a l’impression d’être en meilleure sécurité quand il est en groupe." précise René Meyer 

L'arrivée des Américains

"Le 13 septembre 1944, Manhoué est investi par les Américains.  Il ne reste à Manhoué, fin septembre 1944 que les Mosellans et les Polonais.»
raconte René Meyer.  Les Américains distribuent du chewing-gum et du chocolat à tout le monde.  Ils restent deux à trois jours, puis quittent le village. Le 27 septembre 1944, Jean Fischer, originaire d’Eschviller, Commune de Volmunster,  est blessé, alors qu’il rentrait les canards qui se promenaient sur la route. «Aloyse Meyer et un Polonais sont envoyés à Malaucourt pour demander à l’abbé Aloyse Schild de venir à Manhoué pour l’extrême onction. Hélas, c’est trop dangereux pour revenir, ils se réfugient chez  la famille Gérard Sprunck.» 


nous relate Denise Paltz

Réfugiés à Nancy libéré

«Trois jours après, le 30 septembre les habitants sont invités par les Américains à rejoindre à pied après la tombée de la nuit, le village d’Aboncourt-sur-Seille, distant de deux kilomètres. Le transport par camion est trop visible.  C’est loin, quand des tirs d’obus  passent  au-dessus de votre tête. Chacun porte ce qu’il peut,  les grandes personnes des valises, les enfants des sacs ou toutes sortes d’objets hétéroclites.    Beaucoup de grandes personnes pleurent, car pendant toute la marche, on entend que la bataille fait rage et des tirs traçants traversent le ciel. Personne ne parle, chacun marche aussi vite que possible.  Tout le monde a hâte de trouver un abri.  Enfin, la colonne de réfugiés, arrive par chance sans incident à Aboncourt.  Dans le plus grand silence, les familles avec tout ce qu’ils pouvaient emporter,  embarquent sur des GMC américains qui les emmènent à Nancy  libéré  15 septembre 1944» se souvient Germaine Faber.

Ils seront pris en charge par la Croix Rouge et le Secours National. Tout le monde est logé dans une école désaffectée 12, rue du Serre à Nancy jusqu’au 15 novembre 1944. Puis les familles sont réparties dans des logements vides. Manhoué ne sera libéré définitivement que 17 novembre 1944. Ormersviller et Volmunster seront libérés le 16 mars 1945. Il ne pourront rentrés dans leur village natal qu'en 1946 . Il fallait attendre que des baraquements soient construits pour les accueillir.

Joseph Antoine Sprunck

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