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Souvenirs de gerre d’une Charentaise

 


C’est au cours d’un séjour en 2012 en Charente Maritime que j’ai rencontré Raymonde Marchais, âgée de 91 ans. Ayant toujours l’esprit vif, elle vous parle de cette période de la dernière guerre mondiale avec beaucoup de détails.

 




Raymonde Marchais lors de l'entretien

Lors de la déclaration de guerre, le 3 septembre 1939, elle avait 18 ans, vivait chez ses parents dans le hameau de la Rousselière, annexe de la commune de Vandré (Charente-Maritime). Elle les aidait dans les travaux de la ferme. C’est le moment des réquisitions.


        L’armée a pris deux chevaux sur trois. Alors que mon père avait surtout des charrues et autres machines prévues pour deux chevaux, il a acheté une vieille jument et  boeuf à collier et ça marchait cahin-caha. Que voulez-vous, il fallait se résigner et travailler avec les moyens du bord. Ce n’était pas tout, les restrictions ont commencé. Impossible de faire des réserves en épicerie ou en quoi que ce soit.

Raymonde était fiancée à Georges, âgé de 20 ans. L

- Le premier octobre 1939, Georges a été appelé  sous les drapeaux. Il a été incorporé à Mont-de-Marsan,  dans l’Infanterie de marine. C’était le temps des lettres. Tous les jours je guettais le facteur.

Après ses classes, début 1940, Georges est affecté aux transmissions à Bordeaux.

- Quand les Allemands ont bombardé Bordeaux, son régiment  s’est replié à Mauzevin-d’Armagnac, puis à Tarbes. 

        Après l’invasion des troupes allemandes en juin1940, beaucoup de soldats français sont faits prisonniers.

- Les Allemands enfermaient les prisonniers français à Surgères l'espace du  Pré derrière l’allée. Ils n’avaient ni eau, ni toilettes, et très peu de nourriture. Ils couchaient sous des toiles de tente et les gens leur portaient à manger. Ils y sont restés plusieurs jours avant de partir pour l’Allemagne. 

Puis le régiment de Georges a été envoyé à Clermont-Ferrand. Un gouvernement fantoche présidé par le maréchal Pétain s’est installé à Vichy.


La France coupée en deux


Le 22 juin 1940, Pétain signe l’armistice. C’est l’arrêt de la guerre, mais la France a été coupée en deux, la zone libre et la zone occupée, dont nous faisons partie. 


Wikipédia

L ‘Alsace et la Moselle ont été annexées dès la 

 fin juin 1940.

- Cette coupure était insupportable pour moi. Comme Clermont-Ferrand était en zone libre, l’échange de lettres entre Georges et moi était impossible, car les communications entre les deux zones était interdite. Seules larmes me consolaient. Cela a duré plusieurs mois.  

Les soldats en zone libre étaient mal nourris et n’avaient plus d’argent pour acheter de quoi manger.


Appel du 18 juin


Le 18 juin 1940, le général de Gaulle a lancé son appel. Par radio depuis Londres.

- De Gaulle demandait de résister contre les ennemis ou bien de le rejoindre en Angleterre en passant par l’Espagne, mais, il fallait faire attention à cause du Franco. Ceux qui étaient pris étaient remis aux Allemands. Les réfugiés de toutes les villes  françaises du Nord et de l’Est fuyaient l’arrivée des Allemands en carriole, à vélo, à pied ou en voiture. C’était terrible. A ce moment là des Espagnols sont venus se réfugier à Vandré. Une famille espagnole habitait à la Poulaillerie. Mon père avait employé un jeune Espagnol pour l’aider dans les champs. Il était heureux de toucher un peu d’argent.


L’occupation et les maquisards


L’installation des Allemands a gêné la résistance et les maquisards.

- Ces jeunes résistants  logeaient dans les bois et faisaient sauter les convois allemands. Ils étaient courageux, car ils risquaient leur vie. Pris il les étaient aussitôt fusillés.


La délation


Pour contrer la résistance, la Gestapo et les miliciens arrêtaient souvent par dénonciation et certains en profitaient pour se venger.

- La Gestapo et les miliciens  fouinaient partout. M. Matard de Varzay a été dénoncé pour avoir nourri les résistants. Il a été emmené au camp du Struthof en Alsace. Il n’est jamais revenu.La venue des Allemands en Charente a compliqué la vie des familles et des élus. Ils ont occupé l’Ouest de la France et ont imposé leurs lois. Les horloges  ont été mises à l’heure allemande, soit deux heures avant l’heure solaire en hiver. Le drapeau nazi a remplacé le drapeau français sur les bâtiments publics. Les Allemands se sont vraiment imposés. Léonce Vieljeux, maire de la Rochelle, en a fait la triste expérience. Il a refusé de hisser le drapeau nazi sur le fronton de l’hôtel de ville. Il a répondu à l’officier allemand qui venait le lui reprocher: « Je suis un ancien officier de l’armée française et je n’obéirai qu’à  un officier supérieur de l’armée française ». Le lendemain, il est arrêté et emmené au camp de concentration du Struthof en Alsace. Un four crématoire y fonctionnait. Il n’en est jamais revenu, car il y a été exécuté  le 2 septembre 1944.


Circulation restreinte


- Il fallait demander l’autorisation à la Kommendatur pour circuler en voiture. Quand je me suis fait opérer de l’appendice à Rochefort en juillet 1940, il a fallu demander l’autorisation pour rejoindre l’hôpital. Les Allemands profitaient de cette situation. Mes parents devaient fournir un certain nombre de veaux et de bovins pour nourrir l’armée d’occupation. Les oeufs et les volailles étaient à remettre  et à les entreposer à l’épicerie Faucher.

Plus personne ne pouvait agir librement, les achats des denrées alimentaires se faisaient avec des cartes d’alimentation. Pour circuler, les cartes d’identité étaient obligatoires pour tous. Pour s’amuser, les jeunes organisaient des sauteries dans les granges avec un violon et un accordéon.              


Mariage de guerre    


- En septembre 1940, mon fiancé Georges a demandé une visite médicale pour ses yeux qui avaient une anomalie, mais cela ne l’empêchait pas d’y voir correctement. Son chef l’a réformé, ça faisait un soldat de moins à nourrir. Ainsi Georges a été démobilisé le 16 septembre 1940 et quelques jours plus tard, il a rejoint La Rousselière sans tambours, ni trompettes, quelle heureuse surprise! Nous nous sommes mariés en novembre 1940. Nous avons rejoint la mairie et l’église en voiture à cheval, car nous n’avions plus d’essence. Comme c’était le début des rations de pain, nous avions demandé aux invités d’apporter leurs tickets de pain. Nous étions une trentaine, mais nous nous sommes mieux débrouillés par la suite.                         


Vie quotidienne difficile                                          


Pendant l’occupation, les gens ne souffraient ni de l’obésité, ni du foie. Tout était restreint. Nous manquions de tout pour la vie quotidienne.  Le pain était limité à 300 g par homme, le sucre, l’huile, le café, le chocolat, le savon, la lessive, la laine, le tissu, les pneus de vélo, tous ces produits étaient restreints.                                                          

Trouver de la nourriture                                                   

                                                                                        

- En voyant cette pénurie, mon père avait la bonne idée de m’acheter un vélo neuf ainsi qu’à ma belle soeur, car j’étais la seule à la maison à me déplacer pour faire les courses. Je suis allée chercher le pain trois fois par semaine à Vandré et cela pendant cinq ans.                                                     

Le premier souci de tout le monde: trouver de la nourriture.            - Le beau-père de ma nièce Christiane habitait Rocherfort-sur-Mer. La nuit, il partait à vélo, traversait la Charente par le pont transbordeur.


Photo DR


Comme la nacelle de traversée a été coulée par les Allemands, il montait avec sa bicyclette, en empruntant les escaliers  sur le plateau situé à 50 m de hauteur. Arrivé sur la rive gauche de la Charente, il fait encore 12 km pour aller dans sa famille chercher des légumes. Ensuite c’est le retour avec le sac rempli sur le dos.                               

                                                                                         

Produire soi-même les denrées manquantes                  


Pour vivre correctement  et le mieux possible durant cette guerre qui ne finissait pas, on cherchait à trouver des astuces pour obtenir  avec les produits de la ferme pour y remédier.                   

- Nous nous sommes mis à fabriquer ce qui nous manquait:                                                                                      

Pour le sucre:


- On a fait cuire des petites tranches de betteraves  sucrières assez longtemps et on obtenait un sirop brun très doux qui a sucré le lait au matin, le café et même les desserts.                                                         

Pour le beurre:


- Ma mère récupérait tous les matins la crème du lait bouilli qu’elle battait longuement à la fourchette. Quand elle avait obtenu une petite motte de beurre, elle prenait une palette en bois et tapotait de tous côtés pour en extraire le babeurre. Quand la motte était assez dure, elle ajoutait du sel.


Pour la lessive:


- Maman avait fait une poche en tissu épais. Elle le remplissait de cendre de bois tamisée et la faisait bouillir dans une lessiveuse pleine d’eau. Elle obtenait une lessive très concentrée. On lavait tout le linge ainsi, et c’était efficace. 

                                    

Pour le savon:


- Quand on tuait un cochon, ma mère gardait une certaine quantité de saindoux pour la fabrication du savon et achetait de la soude caustique. Ce n’est pas facile à trouver. C’était le temps du troc.

On donnait ce qu’on produisait pour avoir ce dont on avait besoin. On faisait bouillir et fondre cette préparation dans un vieux pot à bouillon en remuant avec un bâton jusqu’à complète dissolution, puis on versait cette pâte encore liquide dans une boîte à compartiments carrés et on laissait refroidir. Ensuite on démoulait et on obtenait des morceaux de savon brun qui savonnait bien. 

                                                                

Pour les balais:


- Les hommes semaient du sorgho et quand il était mûr, on le coupait, le séchait, puis on assemblait les brins en forme de balai avec de la ficelle de lieuse sur un manche à balai et cela allait bien.  

           

Pour le tissu:


- Impossible d’en trouver. Alors pour faire des blouses ou des tabliers, on utilisait les rideaux de lit des grands-mères. Quelques-uns étaient fleuris, j’ai même couper ma robe de mariée pour habiller mes deux enfants et coudre un chemisier pour moi.               


Pour la laine:


- On détricotait de vieux tricots et on portait les écheveaux au magasin qui les transformait.                   


Pour les chaussures:


- Il n’y avait plus de cuir. On trouvait des souliers à semelles de bois ou des sabots de bois autant qu’on voulait. On se fabriquait des chaussons en tissu, mais c’était vite usé.                                                                                  

Pour les pneus de vélo:


- Impossible d’en trouver. Alors on cousait deux pneus l’un sur l’autre. On coupait  les bordures et on cousait l’un sur l’autre pour faire durer plus longtemps. Les marchands de cycles vendaient des rondelles de caoutchouc épais enfilées dans un gros fil de fer et le tout était emboîté solidement dans la jante du vélo. C’était pas trop confortable. Mais c’était mieux que rien.           


Pour le tabac:


- Il y en avait très peu. Ceux qui ne fumaient pas cédaient leur part aux fumeurs en échange d’autre chose. Certains ont même planté des pieds de tabac dans leur potager:


Sous le joug des Allemands:


- En 1942 ou 1943, les Allemands nous ont pris les pneus et les batteries des voitures, même chez ceux qui possédaient des voitures neuves puissantes:


Le S.T.O.

  

Le souvenir français


Le travail devient obligatoire pour les jeunes

- En 1943, les Allemands ont emmené beaucoup de jeunes garçons pour travailler dans les usines en Allemagne, c’était le S.T.O. (Service du travail obligatoire). Plusieurs, pour éviter de partir, se sont cachés assez loin de chez eux. Pour construire la base sous-marine de la Rochelle, les Allemands ont exigé des mairies qu’elles fournissent de la main d’oeuvre, des célibataires de préférence. Moïse Foucaud et Henri Dubourg    ont dû partir travailler chez Todd, heureusement, le Docteur Filippi les a déclarés inaptes, et après trois mois, ils ont pu rester à la maison. Des bases identiques ont été construites à Lorient et à Brest.


L’ espoir


- Le 6 juin 1944, c’est le débarquement en Normandie. C’est une bouffée d’espoir pour tous, malgré la résistance des Allemands pour partir. Les résistants les harcelaient un peu partout et leur menaient la vie dure. C’est pourquoi des massacres ont été commis, comme à Oradour-sur-Glane. Les résistants recevaient des armes la nuit par des avions venant d’Angleterre. On pouvait entendre des messages secrets par radio. Elle fut souvent brouillée par la milice de Vichy de façon à ce qu’on ne comprenne rien,  mais les résistants avaient des codes et ils réussissaient à déchiffrer les messages.


Evacuation


Comme cela devenait trop dangereux sur la côte de l’Atlantique, tous les habitants des bords du littoral ont été évacués.

-Mon frère, ma femme et leur fils sont venus s’installer chez nous, ils ont même amené leur troupeau de bêtes. La commune de Vandré ne devait recevoir aucun réfugié, mais pour eux,  on a fait une exception. Nous nous sommes retrouvés à neuf à la maison. Pour nourrir les bêtes, les hommes allaient chercher le fourrage toutes les semaines aux Granges à 13 km de la Rousselière. Le village comme la maison de mon beau-frère étaient occupés par les Forces françaises de l’Intérieur (F.F.I.). Cela a duré plusieurs mois.

A cette époque, les Allemands ont réquisitionné les hommes  valides pour creuser de grands trous dans les marais pour y planter des piquets (2x2m) pour empêcher les parachutistes d’atterrir. En réalité, les poteaux avec explosifs étaient prévus pour les planeurs.

- Mon mari devait y aller une fois par semaine.


La libération


- En 1944, les villes étaient libérées les unes après les autres. Souvent quelques combats se livraient avec beaucoup de tués de part et d’autre. Royan avait été bombardé par les alliés. Nous avons appris plus tard que c’était dû à une erreur. Le général Leclerc a libéré Paris au mois d’août 1944. Il a défilé avec le général de Gaulle et ses résistants. Lyon a été libéré en septembre. Metz et Strasbourg en novembre après de sérieux combats. En1945, les alliés ont envahi l’Allemagne. L’aviation alliée se portait en avant des troupes et bombardaient les villes pour anéantir toute résistance.

  L’armée russe venue de l’Est et les alliés composés d’Américains, d’Anglais et de Français de l’Ouest.                         - Les alliés ont libéré tous les prisonniers militaires et ceux enfermés dans les camps de concentration, dont beaucoup n’étaient plus que des squelettes ambulants. De cela, nous ne savions rien, ni de l’acharnement de détruire le peuple juif, ni sur les chambres à gaz et les fours crématoires.


L’armistice et le retour à la normale                                


 En avril 1944, les femmes françaises  ont obtenu le droit de vote et en avril 1945, elles ont voté pour la première fois. Comme ma mère, j’ai voté la première fois pour les élections municipales, et depuis nous avons toujours voté.

Le 8 mai 1945, l’armistice tant attendu a été signé à Reims et l’Allemagne enfin totalement vaincue a été occupée et séparée en quatre territoires par les Alliés.

        Aussitôt, le quotidien  s’est amélioré.

- Nous avons pu acheter assez rapidement les denrées de la vie courante, sauf pour les pneus où les problèmes ont duré jusqu’en 1948, car il n’y avait pas de caoutchouc en France. Même pour les voitures, c’était difficile. Nous avions camouflé  deux pneus. On avait une voiture pour deux, mon frère et moi, chacun l’utilisait à tour de rôle.


La  vie reprend normalement


 - Ma fille Linette avait six ans en 1947, elle n’avait pas encore de vélo pour aller à l’école. Je l’emmenais le matin sur mon vélo, et elle revenait toute seule à pied par la grande route, car le chemin de la Pinaudière était inondé. A Pâques 1948, on lui a acheté un vélo d’occasion et un vélo neuf plus tard pour permettre aux deux enfants de  de rejoindre l’école.


Propos recueillis le 27 mars 2012 auprès de Raymonde Marchais par Joseph Antoine Sprunck

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