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Histoire de Philippe Maximilien Louis de Vitzthum d’Egersberg , ancien maire

 Histoire  des ascendants de Philippe Maximilien Louis de Vitzthum d’Egersberg propriétaire du château d’Eschviller


Au 10 ème siècle, Eschviller fait partie du Wissland avec Epping, Urbach, Loutzviller, Nousseviller, Schweyen et Volmunster

Plus tard, Eschviller a fait partie de la seigneurie de Bitche et a été donné en fief au comte de Sarrebruck en 1271, puis au comte de Deux-Ponts. 


Comme vassaux citons les chevaliers d'Eckeswilre (1271, 1406), plus tard les seigneurs de Fleckenstein et les barons de Vitzthum d'Egersberg

Un autre fief, appelé „Resseler", a été  tenu par la famille Seyer (1681758), puis par Jean Daniel Zoller, à partir de 1771 par son beau-frère Marotte de Montigny (+ 1780), puis par sa veuve Wilhelmine de Zoller; celle-ci fut dénoncée par la municipalité de Bitche en 1792, emprisonnée, condamnée à mort par le tribunal criminel de la Moselle le 3 fructidor an II (20.8.1794) et exécutée.


Attaque de la citadelle de Bitche


En 1793, pendant les guerres de la Révolution le duc de Brunswick, qui commandait les Alliés et qui, en 1792, lança le célèbre „manifeste », établit son quartier général à Volmunster et a fait  exécuter, près d'Eschviller, des retranchements sur les hauteurs qui en ont conservé jusqu'à nous le souvenir : Kroatenlöcher (trous des Croates).

 Eschviller qui était en 1790 commune du canton de Volmunster n'est plus depuis 1813 qu'une annexe de Volmunster.


Les origines des Vitzthum.


Le château, situé au sud-ouest de la ville Apolda, était la résidence primitive des Vitzthum d’Egersberg, une des plus riches familles de la Thuringe.

 - L'ancêtre de cette ancienne famille noble, Didier d’Abholda, reçut, le 1er mars1123, de l'archevêque de Mayence, la suzeraineté d’Apolda. Le mot Apolda résulte de la mutation consonantique du vieux haut allemand „apultra" ou „affaltra" et de l'anglo-saxon „apuldre"; il signifie en français: pomme - pommier.

D’ailleurs les éléments principaux des armoiries des Vitzthum et de la ville d'Apolda sont respectivement le pommier et la pomme.

« D'or à une branche de sable posée en barre, fruitée de 3 pommes de gueules, deux à dextre et une à senestre. »

 - A Didier d'Abholda succéda son fils Didier (attesté par des documents de 1162 à 1171). Celui-ci fut de 1162 à 1171 Vicedominus de Conrad, archevêque de Mayence, à Erfurt. La charge d'un vicedominus existait déjà au temps des Francs dans les principautés ecclésiastiques; il devint par la suite proconsul du souverain, principale pour l'administration financière avec des pouvoirs judiciaires et administratifs. Les châtelains d’Apolda gardèrent l'emploi de vicedominus. Jusqu'à la fin de 1200, date à laquelle la fonction revint aux vicedomini d’Eckstadt qui la vendirent le 24.2.1352 à l'archevêque de Mayence au prix de 300 marks en argent.

Dans la 2e moitié du 13e siècle se détacha la branche des vicedomini de Rosla. La fonction d’un Vicedominus, puis Vicedom, Vitzdum,  Vitzthum, Vitzhum est devenu le nom de famille.


Un Vitzthum dans l'armée „suédoise" lors de l'occupation de Sarreguemines en 1633 et 1635.


La guerre de Trente Ans (1618 - 1648) sévissait en Allemagne mettant l'Empereur d'Allemagne aux prises avec les princes protestants, quand Richelieu (1624 - 1642) devint ministre de Louis XIII. Le cardinal Richelieu soutenait tous les ennemis de l'Empereur afin d'affaiblir la prépondérance de la Maison d'Autriche.

Le duc de Lorraine Charles IV (1624- 1675) se trouvant isolé et sur le point de perdre ses Etats, signa le 26.6.1632 avec Louis XIII le traité de Liverdun, par lequel il promettait de soutenir les intérêts de Louis XIII. D'autre part, concluant une alliance avec l'Empereur d'Allemagne Ferdinand II, Charles s'engagea à lui fournir des troupes et Ferdinand s'engagea à lui céder presque toutes les villes qu'il possédait en Alsace.

En exécution de ce traité le duc de Lorraine voulut prendre possession, en août 1633, de Haguenau, ville impériale, assiégée par le duc de Birkenfeld.  Il fut battu à Pfaffenhoffen. La cavalerie lorraine dut prendre la fuite. Elle s'était brisée contre l'infanterie suédoise qui avait deux „sergents de bataille" (sous - chef d'un corps de troupe) : le colonel de Rantzau et le sieur de Vitzthum.

Une correspondance de Nancy datée du 25.11.1634 fait bien connaîtrẹ la situation de la Lorraine. « Le Roy a ici envoyé des nouvelles commissions, datées du 22 passé, et 15 du courant, à 3 conseillers et au Conseil Souverain... pour la démolition de quelques châteaux,  à la décharge des peuples de cette province: l'une s'adressant au Sieur Fremin pour les châteaux de Pont-à-Mousson, Remirement, Neufchâteau et Chazay-sur-Moselle; une autre au sieur de Malbranche pour ceux de Forbach, Hombourg près de St. Avold,   Faulquemont,  Sarralbe, Sarreguemines, et Vaudrevange; et un autre encore au Sieur de Machaut pour ceux de Turquestin, Blamont,  Sarrebourg, Lixhein, Saint- Dié et Lunéville. »


Destruction de toutes les places fortes


Pour briser la résistance opiniâtre des Lorrains, on démantelait

toutes les places fortes du pays. On enlevait ainsi à la fidélité des Lorrains le moyen de continuer la lutte plus longtemps." (Huber, Documents p. 23).

En 1635, le cardinal Richelieu „désireux de ruiner la Lorraine afin de forcer le duc à s'en dessaisir" entra ouvertement dans cette guerre, se ligua avec les protestants suédois et leur donna en pâture la Lorraine et les 3 Evêchés dont les habitants étaient également antipathiques à la Nation française.

(Huber, Documents p. 71); ainsi le malheureux pays fut dévasté, Incendié, ravagé par les Suédois, par les Français, par les Lorrains et par les Croates.


Projet de déportation abandonnée 


Pendant la retraite du Maréchal de la Force en octobre 1635 et  pour retarder la marche des Impériaux, une colonne du corps d'armée suédoise commandée par le duc de Birkenfeld et son sergent de bataille le Sieur de Vitzthum, a détruit le pont de la Blies à Sarreguemines après avoir complètement dévasté la ville. Le Maréchal de la Force, alors âgé de 80 ans, bien qu'il se fût montré particulièrement dur et exigeant à l'encontre de la population, intervint auprès de Louis XIII , lorsqu’il voulait déporter en 1638 les Lorrains survivants dans les „vastes déserts de l'Amérique"

 C’est grâce à ces démarches que le projet aurait été abandonné.

 

Maire de Volmunster


Philippe-Maxilien-Louis  de Vizthum d’Eguesberg, né le 6 avril 1775 à Lembach a été maire de 1813 à 1830 et conseiller génréral du canton de Volmunster  de 1818 à 1830. Il est décédé le 26 mai 1855 à Eschviller.  

Photo JAS

Le château d'Eschviller au 18ème siècle

Il habitait dans le château d’Eschviller. 

Seule la chapelle castrale subsiste.


Photo JAS

Durant son mandat, le peintre Adolphe Yvon est né à Eschviller le  30 janvier  1817, son père est receveur des douanes.


Joseph Antoine Sprunck


Sources: 

- L'arrondissement des Sarreguemines de Joseph Rohr

- Cahiers sarregueminois



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Auguste Lauer , instituteur d'Eschvil ler membre fondateur de la Société d’histoire et d’archéologie de la section de Bitche, a enseigné de 1932 à 1936 à Eschviller. Il était originaire de Saint-Louis-lès-Bitche. Il était chevalier   des Palmes académiques et lauréat de l'Académie de Metz. L'école d'Eschviller avait deux salles de classe  Très intéressé par l’histoire locale, il a mené comme son collègue Paul Glad à Bousseviller, des recherches historiques sur Eschviller. Avant guerre, Auguste Lauer et son épouse, née Anne Schwartz, enseignaient dans les deux classes à Eschviller, annexe de Volmunster. Nous avons retrouvé un texte écrit en allemand très intéressant qui est une synthèse de nombreux documents connus en 1936. Il nous apprend mieux ce que les habitants d’Eschviller et de la région ont dû subir sous le joug des seigneurs, à cause des guerres et des invasions. Nous l’avons traduit en français pour vous faciliter la lecture. L...