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Pourquoi a-t-on introduit des Highland Cattle dans la vallée de la Schwalb?

Une inondation centenale


Il faut rappeler que le  jeudi 15 octobre 1981, il pleuvait si fort que  le lit mineur a débordé. Les maisons situées dans  des rues dans la vallée étaient inondées par la Schwalb et la Nesselbach. Afin que cela ne se reproduise plus,  il fallait trouver une solution. Le maire Jean Seibert invita d’abord le conseil municipal à visiter la vallée. Ils ont très vite trouvé la raison: le lit majeur de la Schwalb était non seulement envahi  par des haies et les arbustes, mais surtout à cause des prairies non entretenues, envahies  par des pétasites hautes de 1,5 m et des de nombreuses haies.



La Schwalb

Abandon de l’entretien des prairies du lit majeur


Pour certains anciens c’était aussi le moment de se souvenir de la Schwalb des années 1950, un cours d'eau coulant entre des rives propres et entretenues. Certes les évolutions économiques  et sociales ont entraîné de profondes modifications dans le travail rural: 

  • on ne fauche plus les prés riverains 
  • on ne creuse plus de canaux d’écoulement des eaux
  • les haies, buissons et mauvaises herbes envahissent tout, 
  • des obstacles créés par  détritus amenés lors des crues, créant même de dangereuses zones marécageuses.
  • on n’enlève plus les embâcles

Les embâcles qui se forment


On peut donc déplorer cette situation provoquée par les défaillances de nombreux riverains n'exécutant plus leurs obligations et laissant se détériorer le milieu naturel.

Tout  le lit majeur a été nettoyé et les embâcles ont été enlevés dans du lit mineur de la rivière grâce à l’intervention du génie rural .  



 

En hiver, Freddy Muller, agent communal, nourrit les Highlanders avec du foin.



Mise en place des Highland Cattle


Comme les propriétaires des prés ne pouvaient plus  entretenir les prés,  le parc naturel des Vosges du Nord proposé à la mairie d’acquérir les  terrains et d’en faire un parc pour des Highland Cattle. L’achat des terrains était subventionné à 50%.  

 Le Highland Cattle est une des dernières races bovines de type

rustique subsistant en Europe.


Son origine


Comme la plupart des races bovines, le Highland Cattle trouve ses origines dans les îles britanniques et plus particulièrement sur les hauts plateaux du Nord de l'Ecosse, les "Highlands".


Son extension


Contrairement à de nombreuses races en voie d'extinction, ou de diminution importante des effectifs, le Highland intéresse de plus en plus les éleveurs, en raison de facteurs essentiels tels que :

  • sa rusticité tout d'abord, c'est-à-dire sa capacité à s'adapter à des conditions de vie particulièrement défavorables (rigueur du climat, milieu difficile, ou nourriture de moindre qualité nutritive) ;
  • sa faculté ensuite à développer des qualités de brouteur efficace et économique de milieux peu propices à une gestion agricole classique ;

-   son allure enfin qui en fait un animal de compagnie déployant un capital sympathie important.

La politique agricole commune et la diminution sensible des

Agriculteurs.  Tout le ban de Volmunster est exploité par moins de 10 exploitants.

 

 Caractéristiques:



 

Le Highland Cattle a 

  • un corps trapu soutenu par des aplombs courts et solides,
  • une tête courte, en forme de triangle surmontée par de longues cornes généralement pointées vers le haut chez les femelles, plutôt horizontales et tombantes chez les mâles.
  • Un cuir très épais, couvert de longs poils, permettant une grande résistance aux rigueurs climatiques.

A l'âge adulte, les vaches pèsent entre 400 et 500 kg et les mâles de

650 à 750 kg. Les jeunes naissent avec un poids variant entre 20 et 30 kg.

Malgré leur rusticité et leur capacité à s'adapter à une vie semi-sauvage, le Highland Cattle possède un caractère très doux, qui s'accommode remarquablement de la présence et de l'autorité de l’homme.


Les vaches Highlanders et leurs veaux


Son alimentation 


Le Highland se nourrit bien sûr d'herbe sur pied tant que cela est possible, et valorise au mieux des espèces végétales de moindre qualité nutritive (carex, joncs, reine des prés...).

Pendant l'hiver il est capable de se satisfaire d'herbe sèche sur pied ou à défaut de foin. Ces éléments doivent lui être fournis en quantité suffisante, pour l'aider à résister au froid et permettre une bonne gestation.



Joseph Antoine Sprunck


Sources: Parc naturel des Vosges du Nord

               Bulletin d'information de la commune de Volmunster

               Photos de l'auteur

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